jeudi 25 août 2011

Compte rendu de mon audition


Hier soir, en écoutant ma messagerie fixe, une voix d'homme m'informe que je suis convoquée le lendemain au commissariat de police du... à 10h30 pour être entendue dans le cadre d'une plainte déposée contre moi pour diffamation et infraction à la charte déontologique de la profession de journaliste.
La plainte fait état de propos injurieux et diffamatoires tenus sur mon compte Twitter ainsi que de l'anonymat de ce dernier.

Interrogée pendant sept heures sur les "tweets litigieux", j'ai réfuté point par point les accusations proférées contre moi. 
J'ai indiqué que la nature des propos que j'ai tenus relevait de ma liberté d'expression et que, par ailleurs, un journaliste n'était pas tenu de révéler ses sources, notamment en ce qui concerne des citations rapportées.

Il m'a également été reproché d'avoir fait mention "d'informations mensongères et dangereuses sur la présence des forces françaises en Libye" ainsi que de pratiquer une incitation à la haine à l'encontre de la communauté juive et à l'égard d'Israël. Accusations contre lesquelles je me suis vigoureusement défendue, en précisant que j'étais moi même issue de la communauté juive comme mon nom de famille le spécifiait très clairement sur ma pièce d'identité, mais que je m'accordais le droit et la liberté de dénoncer la politique conduite par un Etat, fût-il Israël, que tout cela ne constituait en rien une infraction au regard de la loi.

J'ai ensuite demandé à connaître l'identité du plaignant ou de la plaignante pour qu'il puisse y avoir  confrontation. Demande qui m'a été refusée sans que l'on m'en fournisse le motif. 

S'agissant de la violation de la charte déontologique, j'ai fait valoir que son constat ne relevait pas d'un commissariat, mais de mon employeur et, éventuellement, d'un juge.   

Je tiens à préciser que le commissaire qui a procédé à mon audition a été d'une extrême courtoisie, n'usant d'aucun moyen de pression ni d'aucune menace, directe ou indirecte (même si l'audition m'a paru bien longue). Nous avons même convenu que la plainte était exagérée, mais qu'il se devait de la traiter.  Dès lors, j'ai compris que le commissaire obéissait à un ordre. Venu d'où, de qui? Mystère!
J'ai clairement dit à l'officier de police qu'il était hors de question que je ferme mon compte Twitter et que je ne redoutais pas une action en justice. 

Conclusion de cette folle journée: je vais poursuivre mon activité sur Twitter, tout en sachant que l'affaire pourrait prendre des proportions désagréables qui me mettraient nécessairement sous une certaine pression. On verra bien. Demain est un autre jour.

11 commentaires:

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  2. Réponses
    1. Vous avez bien raison de rester anonyme, vous connaissez vos sujets et ça parle même aux moins érudits dont je fais parti "je viens d'un milieu très défavorisé et je me suis fais tout seul" grâce à vos commentaires et vos tweets, vous mettez en évidence des vérités qui ne plaisent pas, mais vous y allez, vous n'avez pas peur et en cela il me semble que vous méritez le respect! Vous connaissez le dicton: "il n'y a que la vérité qui blesse" Continuez chère Informatrice, continuez à dire, à dénoncer, et remettre en place les intouchables.
      Vaut mieux faire envie que faire pitié, perso je me régale de vous lire!

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  3. Comment ont-ils eu votre nom et adresse ? Ni Twitter ni blogger ne sont des entreprises françaises et je trouve assez étonnant qu'ils balancent comme cela les logs de connexion d'un usager de leur service à la police française...

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  4. Le vieil adage plus c'est gros, plus ca passera ne marche pas ici. Je vous ai cru jusqu'a present, mmais la ca sent vraiment le mytho...

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  5. Avez vous conservé une preuve de votre pourriez vous la publier ou la mettre en audio?

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  6. @desinformatricezelee
    Ego, mythomanie, mensonge et... anonymat.
    Vous juive ? Pour qui nous prenez-vous ? En général, les juifs ne se cachent pas pour dire ce qu'ils ont à dire, à fortiori lorsqu'ils sont opposés à la politique menée par le Gouvernement Israélien.
    Je pense qu'un psy (juif de préférence...) serait utile en la circonstance.
    À propos, je n'ai plus retrouvé le passage dans lequel vous prétendiez exercer la profession de rabbin. L'auriez-vous retiré ?
    Sinon, merci de m'envoyer le lien.

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  7. Personnellement je trouve cette affaire des plus bizarres.
    Déjà, êtes-vous sur liste rouge, car dans ce cas, même la police en enquête préliminaire ne peut obtenir légalement votre numéro de téléphone, donc y laisser un message.
    Très très très rare qu'un commissaire de police lui-même entende une personne. Mais bon, c'est possible. Sept heures d'audition, c'est long, très long pour une affaire de ce genre.
    Pour l'infraction de diffamation, facile de se rappeler qui on a diffamé, donc identifier l'auteur de la plainte. De plus s'il y a un plaignant, sa plainte figure dans la procédure et il est anormal que le nom du plaignant n'ait pas été communiqué. Il serait d'ailleurs facile à obtenir en déposant plainte contre lui.
    Vous parlez de commissaire qui a procédé à votre audition, puis d'officier de Police ????? Pas pareil.



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  8. Bonne continuation et bon courage 😉!

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  9. Je vous adore anonyme, juive et incisive. Vos twittes sont comme des bouffées d'oygene pour tous les citoyens submergés par le faux et le déni. Vous ne devez exister pour toutes et tous ceux qui croient en vous et vous admirent. Moi le premier. Courage

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